Archi
Le travail demandé ci-dessous fait appel à votre imagination et à votre intelligence. La façon dont vous le traiterez nous aidera à percevoir votre aptitude à suivre avec profit des études d’architecture. AHAAHAHAHAH; paris-malaquais, dossier d'inscription en L1 d'architecture, à rendre pour dans trois jours.
Prenez trois, cinq, sept… mille et une chaises.
Assemblez-les où bon vous semble, en diverses sociétés de chaises.
Représentez-les par le dessin, la photographie, ou tout autre moyen que vous choisirez, selon les angles que vous choisirez.
Ecrivez un texte sur vos intentions et sur les significations de vos installations.
Le tout ne devra pas dépasser six pages A 4 reliées entre elles.
Fantasmique
Ouuups, j'suis une pétasse. Mais une belle et gracieuse, dans le genre.
ahaha, j'suis conne. ahahaha, j'suis encore plus conne quand je suis contente. ahahaha j'suis trop conne.
The dream becomes thrue ! padaboum !
Mais en fait non, je pouvais pas inverser les définitions du dico aussi facilement. C'est à dire que le rève je croyais l'avoir atteint, mais en fait non. C'est à dire que je l'ai eu, je l'ai touché et pris dans la main, et je croyais toujours l'avoir mais il est vite retourné à l'état de rève intouchable. Vous comprenez toujours rien, mais en gros c'est juste que j'ai espéré un truc, qui est arrivé et qui a du repartir.
Les rèves lorsqu'ils se rapprochent c'est juste pour mieux nous frustrer ensuite.
Mais par contre.. putain quand tu prend conscience que tes rèves se réalisent c'est juste un summum incommansurable. C'est pire qu'un prix Nobel, c'est mieux que la mort, ça te transcande, tu veux plus rien d'autre. C'est pour ça que j'ai énormément de rêves, je les choisis à la limite du possible comme ça je galère un peu mais je finis toujours par les avoir. Et là c'est juste trop fort. Je crois que je suis une vraie boule d'espoir tout le temps ; et lorsque l'espoir c'est juste de continuer le présent qui est super, ba je suis juste une boule de bonheur, à l'état pur (comme un gamin dans sa cabane de draps, peluches et marshmallows, comme un viellard et son LSD).
Mais comme desfois la mécanique tristement réelle se dévoile, le "vas te laver" de la cabane et l'éternel emmerdeur du "c'est pas bon pour toi", et ba là je vois deux solutions :
1. Arreter d'espérer : Impossible, j'exploserais en implosions comme le chat dans le micro-onde
2. Garder le rève en réserve et profiter d'un super présent : Aller danser ce soir comme si je n'existais que pour ça, écouter Tuung, et puis aussi Modest Mouse.
Ouech, la vie c'est cool, je me planterais surement dans le mur à force de l'idéaliser mais mon espoir me dit que ce mur je peux l'amortir avec tout les coussins de marshmallow que j'ai accumulé.
'qu'est-ce que tu fais ?" "Moi ? oh, rien, pas grand chose tu sais. Je réalise mes rèves quoi."
Johnny Cash is the best
Je vous aime tous
Pas tout les gens du monde, ceux là auront mon estime et s'en contenteront.
Mais juste mes amis, et quelques personnes rencontrées vite fait mais qui m'ont semblées si présentes, tellement là à cet instant.
Peut être parceque je suis malade et que je suis un peu paf par le doliprane, peut être parce que y'a le blocus dans mon lycée, que je me suis levée tard, que j'aime les élans motivés de la jeunesse dont je fais partie, un peu, malgrè tout. Et sans doute aussi parce que je découvre le blues.. et j'aime ça ma foi.
Je sais pas comment dire ça autrement que "je vous aime". C'est un peu malheureux mais je n'arrive pas à réserver mon amour à une seule personne. Quand j'aime, j'aime le monde et les gens indissociablement, quand je tombe amoureuse, c'est un bonheur bizarre qui m'envahi, un espèce de bonheur universel.
Je suis coincée chez moi, mais vous pouvez pas savoir comment je meurre d'envie de vous dessiner. De juste vous observer, vous regarder, profiter de votre présence, vous ensemble et séparement. Je prendrais un carnet gigantesque où je pourrais saisir quelques mouvements, quelques formes de vous maintenant et à l'instant. Un petit quelquechose de vous que j'aurais finalisé sur papier.
Vous, c'est, en vrac : Noémie qui prend des photos, Blandine qui fume, Guillaume debout dans le tram, Andrée qui s'étire en sport, Alexia qui danse, Olivier qui rit, Agathe qui saute de joie, Pauline qui marche, Louise qui tape sur l'ordi, Guy qui fait un discour, Manu qui joue du trombone, Claire-Mila qui parle, la meneuse au cheveux courts des manifs qui crie, Mathilde qui fait une grimace, Perinne qui mange un yahourt, mon frère qui ouvre une lettre...

